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8 avril 2015

Et si la nuit… vu par Véronique Soulé, de radio Aligre

Mercredi 1er avril, sur radio Aligre, Véronique Soulé consacrait une chronique élogieuse à Et si la nuit… dans son émission ÉCOUTE ! IL Y A UN ÉLÉPHANT DANS LE JARDIN.

Chronique de Véronique Soulé

Avec leur quatrième création numérique, ou plus précisément leur quatrième livre numérique interactif, Et si la nuit…, les éditions L’Apprimerie, spécialisées dans l’édition numérique, ont non seulement réalisé leur premier livre inédit, mais aussi leur premier livre pour les très jeunes enfants. Jusque-là, cette jeune maison d’édition, créée en 2012, a surtout conçu des adaptations – très inventives – de récits classiques, tels Voyage au centre de la terre, de Jules Verne, ou moins classiques, tel Les choses, de Georges Pérec, et ces livres numériques s’adressaient surtout aux adolescents ou aux adultes.

Mais que ce soit plus les plus grands ou pour les plus petits, la démarche de l’Apprimerie reste la même : proposer une expérience de lecture qui s’inscrit dans la tradition du livre, tout en la renouvelant, en imaginant d’autres façons de faire se répondre texte et illustrations, musique et narration, en imaginant d’autres façons, via le numérique, d’élargir les possibles offerts par le texte pour immerger le lecteur dans le récit. Un travail tout en finesse, et toujours à propos, dans les illustrations, les animations ou la bande sonore qui se fondent dans le texte, le prolongent, l’amplifient comme c’est le cas dans Retour à Béziers, de Didier Daeninckx et Sébastien Calvet, paru l’année dernière. Livres numériques, c’est-à-dire ebooks et non pas application numérique, tous les ouvrages de l’Apprimerie invitent ainsi à des parcours de lecture singuliers.

Et c’est donc encore le cas, mais cette fois pour les tout petits, avec Et si la nuit…, une histoire écrite par Adèle Pedrola, illustrée par Douglace, et portée par la création sonore, élégante et légère, d’Emmanuel Seguin. La nuit, alors qu’il est temps de de se mettre au lit, entouré de ses animaux en peluche, et de compter les moutons pour s’endormir, voilà que les pensées vagabondent, que les yeux et les oreilles perçoivent autrement les bruits et les mouvements de la nuit. Il suffit alors glisser son doigts sur le mot coloré – nuit, étoile, bruit – pour que la réalité se transforme, prenant des dimensions oniriques. Les réverbères deviennent fleurs, le goût de barbapapa du dentifrice resté sur la langue invite à la fête, les animaux câlins se transforment en gardiens… et le récit bascule dans le rêve, texte et illustrations se transforment. Mais le mot passerelle, celui qui a permis de passer dans l’autre récit, est toujours là, et il suffit de le cliquer du doigt pour revenir au récit réaliste.

A chacun alors de choisir, faire un va et vient entre réalité ou imaginaire, ou bien suivre un seul récit, lire tout seul quand on sait déjà lire, ou écouter la lecture du comédien Patrick Mancini, ou se le faire lire par un parent, au moment du coucher. Le texte, bref, à l’écriture joliment poétique, est souligné par la typographie inventive. Celle-ci se glisse avec malice dans les illustrations tout en rondeur, très graphiques, aux formes simples, et aux couleurs tranchées, de l’illustrateur Douglace. Et si la nuit… , pour la lecture du soir ou tout au moment de la journée, est un ebook à télécharger sur la tablette iPad.

Et ce matin, nous sommes ravis d’accueillir son auteure Adèle Pedrola, également responsable éditoriale de l’Apprimerie, maison d’édition entièrement numérique.